GLP-1 et soutien ? la m?dication

Au-del? de la balance : qu?apprenez-vous pendant un traitement par GLP-1?

La balance montre un r?sultat. L?occasion plus profonde consiste ? remarquer ce que vous apprenez sur l?alimentation, le mouvement, l?adaptation, votre ?tat d?esprit et vous-m?me.

Stephen Stotland, Ph. D.15 juin 20266 min de lecture

Lorsqu’on commence un médicament GLP-1, il est compréhensible qu’une grande partie de l’attention se porte sur la balance.

Combien est-ce que je perds? Est-ce que je perds assez rapidement? Est-ce que cette semaine a été bonne? Est-ce que mon poids a atteint un plateau? Est-ce que le médicament fonctionne toujours?

Le poids est un résultat important, et le suivre fournit des renseignements utiles. Mais lorsque le chiffre sur la balance devient la principale — ou la seule — mesure du progrès, on risque de passer à côté de quelque chose d’aussi important, sinon davantage : ce que vous apprenez en cours de route.

Les médicaments GLP-1 peuvent réduire l’appétit, faire apparaître la satiété plus tôt et atténuer certaines des pensées persistantes autour de la nourriture qui rendent la gestion du poids si difficile. Cette aide biologique est réelle. Mais la gestion du poids à long terme n’est pas simplement quelque chose que le médicament fait à votre place. Il est plus utile de voir le traitement comme une occasion de développer de nouvelles habitudes, d’acquérir de nouvelles habiletés et de jouer un rôle plus actif dans ce qui se produit ensuite.

La balance montre un résultat, mais c’est votre comportement qui compte

Le poids peut varier d’une semaine à l’autre pour de nombreuses raisons. Le chiffre ne dit pas toujours ce qui se passe dans votre corps ou dans votre esprit.

Les changements de comportement sont parfois moins spectaculaires, mais ce sont eux qui comptent vraiment. Vous pourriez remarquer que :

  • Vous vous servez une plus petite portion et constatez qu’elle vous suffit.
  • Vous reconnaissez la satiété plus tôt et cessez de manger sans vous sentir privé.
  • Vous mangez plus lentement au lieu de vous dépêcher.
  • Vous faites une pause avant de vous resservir.
  • Vous choisissez vos aliments en accordant davantage d’attention aux protéines, à la valeur nutritive et à la satisfaction.
  • Vous préparez quelque chose d’utile plutôt que d’attendre d’avoir extrêmement faim.
  • Vous devenez plus actif ou commencez à retrouver votre force.
  • Vous reprenez votre routine après une journée difficile au lieu de tout abandonner.

La balance peut enregistrer le résultat, mais ces comportements aident à comprendre comment ce résultat est en train de se produire.

Le médicament aide — et vous gardez les commandes

Au début, on peut avoir l’impression que le médicament fait tout le travail :

« Le médicament me fait perdre du poids. »

Il y a une part de vérité dans cette affirmation. En diminuant l’appétit, en augmentant la satiété et en réduisant les pensées persistantes autour de la nourriture, le médicament peut modifier des pressions biologiques qui rendaient auparavant le changement épuisant ou difficile à maintenir.

Mais en réalité, c’est vous qui décidez comment réagir à ces nouvelles conditions. Vous apprenez quelle portion vous convient maintenant. Vous choisissez les aliments qui vous fourniront une nutrition adéquate alors que vous mangez moins. Vous découvrez comment organiser vos repas, bouger davantage, gérer le stress et réagir lorsque l’appétit ou d’anciennes habitudes réapparaissent.

Une façon plus équilibrée de comprendre le processus pourrait être :

« Le médicament m’aide à avoir moins faim et à me sentir rassasié plus facilement. J’utilise cette aide pour manger différemment, devenir plus actif et construire une façon de vivre plus saine. »

Apprendre, c’est plus qu’acquérir de l’information

Une partie de l’apprentissage concerne des faits concrets. Vous pouvez apprendre à mieux connaître la teneur en protéines et la valeur nutritive de différents aliments, l’importance de l’hydratation, la valeur des exercices de renforcement musculaire ainsi que les effets du sommeil, du stress et des routines sur l’appétit et l’alimentation.

Cette information est importante, particulièrement lorsque votre appétit diminue et que chaque repas doit parfois fournir davantage sur le plan nutritionnel.

Mais vous pouvez aussi commencer à mieux comprendre vos propres habitudes. Vous pouvez remarquer quelles périodes de la journée demeurent difficiles, ce qui se passe lorsque vous sautez un repas et quels aliments vous satisfont en plus petites quantités. Vous pouvez devenir plus apte à distinguer une envie de manger liée à la faim, à l’habitude, à une émotion ou simplement à l’occasion.

Vous pouvez également mieux observer l’effet de la fatigue, des conflits, de la solitude ou de l’ennui; découvrir quelles formes de mouvement vous donnent une impression de force plutôt que de punition; et reconnaître ce qui vous aide à retrouver votre équilibre après une journée perturbée.

C’est ainsi que vous apprenez à comprendre votre propre fonctionnement.

Apprendre à vous voir autrement

De nombreuses personnes commencent un traitement en portant des jugements sévères sur elles-mêmes : Je manque de discipline. Je ne peux pas me faire confiance avec la nourriture. J’échoue toujours. Si je reprends du poids, cela veut dire que j’ai tout gâché.

L’expérience d’un traitement par GLP-1 peut remettre certaines de ces convictions en question. Lorsque la faim devient moins intense ou que les décisions alimentaires demandent moins d’effort mental, il peut devenir plus évident à quel point la pression biologique jouait un rôle important.

Cette prise de conscience peut réduire le blâme envers soi-même. Des difficultés qui semblaient autrefois être la preuve d’une faiblesse personnelle peuvent paraître différentes lorsque la biologie sous-jacente change.

Mais il existe un autre piège possible : remplacer « J’échoue » par « Le médicament fait tout ».

Une perspective plus utile serait :

« J’avais besoin d’aide sur le plan biologique. Avec cette aide, je deviens plus capable de faire de bons choix et de développer de nouvelles habitudes. »

Cette façon de voir favorise une attitude plus compatissante envers vous-même. Vous n’êtes ni entièrement responsable de toutes vos difficultés, ni absent de vos propres progrès.

Développer un état d’esprit plus souple

La gestion du poids est souvent envisagée selon une logique de réussite ou d’échec.

Vous êtes soit « sur la bonne voie », soit « hors piste ». Une semaine est soit réussie, soit perdue. Un plateau signifie que quelque chose ne fonctionne plus. Un épisode de suralimentation devient la preuve que tous les efforts sont en train de s’effondrer.

Apprendre peut signifier passer de la perfection à l’ajustement, de l’échec à l’information utile, de l’obéissance rigide à l’expérimentation, et de l’autocritique à la curiosité. Au lieu de demander « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi? », vous pouvez commencer à demander : « Qu’est-ce qui se passe, et qu’est-ce qui pourrait m’aider? »

Cela ne signifie pas que tous les choix se valent ou que les objectifs n’ont plus d’importance. Cela signifie que vous devenez plus capable de réagir aux hauts et aux bas sans en faire un jugement définitif sur vous-même.

L’apprentissage se poursuit lorsque la balance ralentit

Certains des apprentissages les plus précieux surviennent pendant les plateaux, les périodes de perturbation ou les semaines décevantes.

Le chiffre sur la balance peut évoluer lentement pendant que d’autres signes de progrès se poursuivent. Vous pouvez continuer à manger de manière plus intentionnelle, à reconnaître la satiété plus facilement, à planifier vos repas plutôt que de réagir à la dernière minute, et à maintenir votre activité ou à retrouver progressivement vos capacités physiques.

Vous pouvez apprendre à faire face au stress de plus d’une façon et à reprendre vos habitudes plus rapidement après une interruption.

Au lieu de demander uniquement « Pourquoi est-ce que je ne perds pas davantage? », il peut être utile de vous demander ce que vous faites maintenant que vous ne faisiez pas auparavant. Qu’est-ce qui devient plus facile? Qu’est-ce qui demande encore de l’attention? Qu’avez-vous appris au sujet des conditions dans lesquelles vous fonctionnez le mieux? Comment réagissez-vous différemment lorsque les choses ne se passent pas comme prévu?

Ce qui vous appartient

Un traitement par GLP-1 peut se poursuivre pendant longtemps, comme c’est le cas pour de nombreux traitements médicaux efficaces. Le but n’est pas de prouver que vous n’avez plus besoin de médicament ou que vous devriez éventuellement être capable de tout gérer par la seule force de volonté.

La question la plus utile est de savoir si vous développez des connaissances, des habiletés, des habitudes, une nouvelle perspective, une meilleure conscience de vous-même, davantage de confiance et de souplesse, ainsi qu’une plus grande capacité à vous ajuster et à retrouver votre équilibre.

Le médicament peut créer des conditions dans lesquelles l’apprentissage devient plus facile.

Mais cet apprentissage vous appartient.

À MCW, nous aidons les personnes à porter attention à ce processus plus large — non seulement à ce que fait la balance, mais à ce qu’elles apprennent au sujet de l’alimentation, du mouvement, des stratégies d’adaptation, de leur état d’esprit et d’elles-mêmes. Notre soutien psychologique, nutritionnel et en activité physique vise à compléter le traitement médical et à aider les personnes à transformer l’occasion créée par les médicaments GLP-1 en un changement significatif et durable.

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